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Bubble : Un chef-d’œuvre visuel incompris ?

Tu connais ces films d’animation qui te bluffent dès les premières secondes ? Bubble, c’est exactement ça. Un Tokyo silencieux, des bulles qui tombent du ciel, des ados qui défient la gravité avec du parkour, et une ambiance presque irréelle. Sorti sur Netflix, ce film a fait du bruit… et en même temps, pas tant que ça. Trop contemplatif pour certains, chef-d’œuvre visuel pour d’autres. Mais alors, Bubble, c’est quoi vraiment ? Un bijou d’animation injustement boudé ou une coquille vide bien emballée ? On plonge dedans, sans filet.

Fiche d’identité

  • Titre : Bubble
  • Studio : Wit Studio (oui, ceux derrière L’Attaque des Titans S1 à S3)
  • Réalisateur : Tetsurō Araki
  • Scénario : Gen Urobuchi (Puella Magi Madoka Magica, Psycho-Pass)
  • Character design : Takeshi Obata (Death Note)
  • Musique : Hiroyuki Sawano (qu’on ne présente plus)
  • Durée : 1h40
  • Sortie : 2022, direct sur Netflix
  • Genre : Science-fiction, romance, drame
  • Public visé : Plutôt ado/jeune adulte, mais accessible à tous

Synopsis

Après une explosion mystérieuse, Tokyo est devenue inhabitable. Coupée du monde, la ville est envahie de bulles étranges défiant les lois de la gravité. Des orphelins s’y sont installés et organisent des courses de parkour pour survivre. Hibiki, un ado solitaire, entend une chanson venue de l’océan… et rencontre une fille pas comme les autres. Ce qu’il découvre va changer sa vie et bien plus.

Analyse artistique et technique

Visuellement, Bubble, c’est une claque. Wit Studio s’en donne à cœur joie : les plans sont fluides, les scènes de parkour volent littéralement. On sent que la caméra virtuelle est une extension des corps en mouvement. Les couleurs claquent, les effets de lumière sur l’eau et les bulles sont soignés à l’extrême. L’animation, c’est du grand art.

Mais ce n’est pas juste joli : la mise en scène est pensée comme une chorégraphie. Chaque saut, chaque course raconte quelque chose. Et la musique de Sawano vient coller des frissons, pile au bon moment. On est souvent dans le contemplatif, presque poétique.

Le chara-design de Takeshi Obata est fidèle à son style : yeux expressifs, traits fins. Mention spéciale aux scènes en slow-motion, vraiment superbes. En bref : techniquement, Bubble met la barre très haut.

Thèmes abordés

Derrière ses envolées visuelles, Bubble balance des thèmes lourds, mais de manière douce. Le film parle d’isolement. Hibiki n’est pas juste un ado cool qui saute sur des toits : c’est un gamin paumé, hypersensible au son, qui s’est refermé sur lui-même. La ville vide, c’est un miroir de sa solitude.

Il y a aussi le thème du sacrifice, très lié au mythe de La Petite Sirène. Et là, on sent clairement l’inspiration. La fille qu’il rencontre (je t’en dis pas plus pour pas spoiler) incarne cette innocence qui découvre le monde humain et ce qu’il coûte d’aimer.

L’autre idée forte, c’est le lien entre l’humain et l’étrange, le surnaturel. Les bulles ne sont jamais vraiment expliquées — et c’est volontaire. Ça laisse place à l’interprétation, à la poésie. Tout le film joue entre science et conte. C’est ce mélange qui lui donne une vibe unique.

Réception critique et publique

Bubble a clairement divisé. Techniquement, presque tout le monde est d’accord : c’est magnifique. Mais niveau narration, les critiques sont plus partagées. Certains ont trouvé l’histoire trop floue, voire vide. D’autres y ont vu un conte moderne subtil et émouvant.

Le public, lui, a surtout kiffé l’animation et la musique. Sur les réseaux, beaucoup ont screené les scènes de parkour (qui sont incroyables) ou loué la BO de Sawano. Mais on a aussi vu des « c’est beau mais j’ai rien capté » revenir souvent.

Bref, visuellement acclamé, mais pas toujours compris.

Conclusion

Bubble, c’est pas un film pour tout le monde. Si tu veux un scénario carré avec des explications à chaque mystère, tu risques d’être frustré. Mais si t’aimes les œuvres qui te font ressentir des choses, qui t’en mettent plein les yeux et qui laissent place à l’interprétation… fonce.

Perso, j’ai été pris dans le flow. Oui, c’est un peu brumeux par moments. Oui, ça va vite sur certains points. Mais c’est un trip visuel et sonore qui marque. Et rien que pour ça, Bubble mérite qu’on lui donne sa chance.

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