Magia Record: Mahou Shoujo Madoka☆Magica Gaiden, c’est un spin-off qui a divisé pas mal de fans à sa sortie. Certains l’ont vu comme une suite opportuniste du chef-d’œuvre qu’était Puella Magi Madoka Magica, d’autres comme une extension naturelle d’un univers qui avait encore des choses à dire. En réalité, Magia Record, c’est un peu des deux : un projet commercial, oui, mais qui essaie de se tenir debout narrativement, avec ses propres idées.
Si tu es fan de magical girls qui souffrent, d’univers sombres maquillés en kawaii, ou simplement curieux de voir jusqu’où Madoka peut aller après Homura, cet article est pour toi. On plonge dans l’histoire, les personnages, les visuels, et surtout : est-ce que ça vaut le coup de s’y mettre ?
Origines et Contexte
À la base, Magia Record n’était pas un anime, mais un jeu mobile sorti en 2017 au Japon. Un gacha game, évidemment. Succès rapide, fanbase au rendez-vous. Il n’en fallait pas plus pour que Shaft (le studio derrière Madoka) se penche sur une adaptation animée. L’anime sort en 2020, et l’objectif est clair : élargir l’univers Madoka, mais avec de nouveaux visages.
On garde le même ADN sombre et tordu : des magical girls, des vœux, des conséquences. Mais cette fois, on quitte Mitakihara pour une autre ville : Kamihama. Nouveau lieu, nouvelles règles, nouvelles tragédies.
Synopsis et Univers
Dans Magia Record, on suit Iroha Tamaki, une magical girl à la recherche de sa sœur disparue, Ui. Elle débarque à Kamihama City, où les choses sont… différentes. Ici, les magical girls semblent moins vulnérables, mais quelque chose cloche. Très vite, Iroha découvre qu’un mystérieux “groupe” protège la ville, et qu’un phénomène inconnu attire les filles magiques ici.
On retrouve les bases de Madoka : désespoir, lutte, sacrifices. Mais le ton est un poil plus dispersé, avec beaucoup plus de personnages et sous-intrigues. C’est un univers dense, parfois trop, mais qui a le mérite de vouloir se différencier tout en respectant l’original.
Les Personnages Clés
Iroha, c’est pas Madoka. Elle est plus réservée, presque effacée, mais animée par une volonté tranquille et déterminée. Là où Madoka subissait les événements, Iroha les cherche. Elle veut comprendre, elle veut sauver sa sœur, et elle ne lâche rien.
Autour d’elle gravitent plein de nouvelles magical girls, certaines attachantes, d’autres oubliables. On sent que le format jeu mobile a laissé des traces : trop de personnages, pas assez de développement pour tous. Mais certaines, comme Yachiyo ou Felicia, tirent leur épingle du jeu.
Les anciens persos ? Ils reviennent. Parfois brièvement, parfois pour secouer un peu le scénario. Mais clairement, Magia Record veut voler de ses propres ailes.
Qualités Techniques et Artistiques
Visuellement, Magia Record fait du Shaft pur jus. Décors stylisés, mise en scène chelou, jeu avec les perspectives, et bien sûr, ces séquences de labyrinthes qui pètent les plombs — c’est du collage, du théâtre, de l’art moderne sous acide. Si t’as aimé la direction artistique de Madoka, tu vas retrouver ce côté expérimental et barré.
L’animation, par contre, c’est un peu en dents de scie. Y’a des épisodes vraiment soignés, avec des combats fluides et stylés, mais aussi des passages rushés, moins inspirés. Normal, vu que l’anime a été produit en plusieurs saisons et avec un rythme serré.
L’OST reste fidèle à l’ambiance : mélancolique, pesante, parfois presque trop dramatique. Pas de Yuki Kajiura cette fois (sauf quelques reprises), mais l’esprit est là. C’est pas aussi marquant que dans Madoka, mais ça fait le taf.
Réception et Impact
À sa sortie, Magia Record a reçu un accueil… tiède. Les fans hardcore de Madoka ont été déroutés par la narration plus complexe, les personnages trop nombreux, et l’absence d’une ligne directrice claire. Ceux qui ne connaissaient pas l’original étaient paumés direct.
Mais pour les curieux qui ont tenu le coup, l’anime s’est construit une base solide. Le jeu a explosé au Japon, même si la version globale a fermé depuis. Y’a eu des goodies, des mangas, des events. C’est pas devenu un phénomène comme Madoka, mais ça a clairement trouvé son public.
Conclusion
Magia Record, c’est pas Madoka Magica 2. C’est un autre regard sur le même cauchemar sucré. Plus éclaté, parfois confus, mais avec de vraies fulgurances. Si tu cherches une suite directe, passe ton chemin. Mais si t’as envie de replonger dans cet univers cruel et magique avec un œil neuf, fonce. C’est pas parfait, mais c’est sincère.













