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Ninja to Koroshiya no Futarigurashi : chronique d’une coloc sanglante et hilarante

T’as déjà imaginé ce que donnerait la coloc d’un ninja et d’un tueur à gages ? Non ? Eh bien « Ninja to Koroshiya no Futarigurashi » l’a fait pour toi. Et autant te prévenir tout de suite : c’est complètement barré.

Ce manga, mélange improbable de sang, de silence et de scènes du quotidien ridicules, offre une expérience franchement à part. C’est pas un shônen classique avec des pouvoirs qui explosent dans tous les sens. Ici, l’humour noir se mêle au tranchant des lames. Ça tranche dans le vif, mais ça fait rire. Et souvent en même temps.

Dans cet article, on va te décortiquer ce qui rend cette œuvre si spéciale. Entre le pitch absurde qui fonctionne, les personnages aux antipodes mais complémentaires, et une ambiance qui oscille entre zen et sanglante. Prépare-toi à rentrer dans un quotidien pas comme les autres.

Contexte et présentation générale

« Ninja to Koroshiya no Futarigurashi » est un manga signé Hana Haru, qui n’est pas spécialement connu du grand public, mais qui a réussi à créer un petit ovni du genre. Pas encore d’adaptation animée au moment où j’écris ces lignes, mais clairement un format qui s’y prêterait à merveille.

L’histoire est simple, presque absurde : un ninja et un tueur à gages décident de vivre ensemble. L’un est muet, ultra efficace, quasi fantomatique. L’autre est bavard, imprévisible, et n’a aucune gêne. Ensemble, ils forment un duo qu’on n’attendait pas… mais qui fonctionne à merveille.

C’est du pur slice of life dark. Pas de quête héroïque, pas de grande menace à combattre. Juste deux assassins pro dans un quotidien complètement décalé. Et pourtant, on ne décroche pas.

Analyse des personnages principaux

Ils sont deux, et ils n’auraient jamais dû cohabiter. Pourtant, c’est justement ça qui fait tout l’intérêt du manga.

Le ninja

Silencieux, rigide, mystérieux. Il ne parle jamais. Il agit. Il vit selon un code, et chaque geste chez lui est millimétré. On ne connaît pas son passé, on ne sait pas pourquoi il est là. Mais on sent qu’il a du vécu. Et son calme presque surnaturel face à son coloc le rend hilarant, sans même ouvrir la bouche.

Le tueur à gages

C’est l’exact opposé. Grande gueule, provocateur, fainéant par moments, ultra efficace par d’autres. Il est instable, mais jamais ennuyeux. Il amène le chaos là où le ninja impose le contrôle. Mais il est aussi plus humain qu’il en a l’air. Derrière les blagues et le côté bourrin, il y a des moments de solitude, de doute, voire de tendresse.

Leur duo, c’est le cœur de l’histoire. Pas besoin de méchant à affronter : leur seule cohabitation suffit à créer du drama, du rire, et parfois même de l’émotion.

Univers et ambiance

L’univers de Ninja to Koroshiya no Futarigurashi est minimaliste, presque confiné. On passe l’essentiel du temps dans leur appart ou dans des décors urbains très sobres. Et pourtant, chaque case a du caractère. C’est pas un manga qui en met plein les yeux par ses décors, mais plutôt par l’atmosphère qu’il installe.

Il y a une vraie tension dans le calme. Le silence du ninja, les pauses longues, les regards, tout est pesé. Et puis d’un coup, ça explose : un couteau vole, une scène d’assassinat surgit comme un uppercut. Le contraste marche à fond.

Graphiquement, le trait est simple, précis, avec un bon équilibre entre noir et blanc. Les expressions sont exagérées quand il faut, notamment chez le tueur à gages, ce qui renforce l’aspect comique.

Il n’y a pas d’ambiance sonore évidemment (manga oblige), mais on imagine très bien la bande-son idéale : du jazz noir, des silences lourds, quelques notes étranges qui flottent dans l’air. Bref, c’est une œuvre qui dit beaucoup… même quand elle dit rien.

Points forts et originalités

Le gros atout de ce manga ? Son absurdité maîtrisée. Tu prends deux personnages qui n’ont rien à foutre ensemble, tu les fous dans un appart, et t’en fais une chronique quotidienne entre tranches de vie et tranches de gorge. Et ça fonctionne.

Le contraste constant entre calme plat et violence soudaine est brillant. Un chapitre peut te faire marrer à cause d’un détail débile, puis te glacer le sang deux pages plus loin.

Autre point fort : aucun pathos inutile. Tout est suggéré. Le passé des persos n’est pas balancé comme un flashback dramatique, il transparaît dans leurs gestes, leurs silences, leurs manies.

Enfin, c’est une œuvre qui ne cherche pas à plaire à tout le monde. Elle est brute, étrange, borderline. Et c’est justement ce qui la rend précieuse.

Conclusion

Ninja to Koroshiya no Futarigurashi, c’est pas un manga pour ceux qui veulent des combats épiques à la Naruto ou des drames adolescents façon Your Lie in April. C’est une petite perle noire, perchée entre humour absurde, tension permanente et moments de vie silencieux. Un ovni qui te fait marrer, flipper et parfois réfléchir, sans jamais t’imposer quoi que ce soit.

Son vrai génie, c’est de réussir à te faire t’attacher à deux tueurs sans rien forcer. Pas de discours moralisateur, pas de grands arcs émotionnels : juste deux mecs qui survivent à leur manière, entre une vaisselle non faite et une mission d’exécution.

Tu veux un manga qui sort des clous, qui respire l’originalité et l’humour noir ? Plonge dans cette coloc sanglante et hilarante. T’en sortiras avec un sourire en coin… et peut-être un peu d’inquiétude sur tes propres colocs.

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