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Ninjala : L’anime surprise qui transforme le chewing-gum en arme ninja

Ninjala, ce n’est pas juste un jeu vidéo coloré où des gosses s’éclatent à coups de chewing-gum explosif. C’est aussi un anime, et contre toute attente, plutôt bien fichu. Diffusé gratuitement sur YouTube puis repris sur HIDIVE, cette série animée tente de donner un vrai fond narratif à un univers qui, sur le papier, n’avait pas besoin d’en avoir un. Et pourtant… ça fonctionne. Action, humour, petites intrigues de l’ombre : Ninjala, c’est du fun, avec un zeste de mystère bien senti.

Contexte et Univers

L’histoire se déroule dans un monde contemporain où l’art ancestral des ninjas ne s’est jamais vraiment éteint. Il a simplement évolué. La World Ninja Association (WNA) est une organisation secrète qui développe une substance appelée le ninja-gum. En gros, tu mâches un chewing-gum spécial et tu débloques des pouvoirs de ninja. Oui, littéralement.
Pour tester cette technologie et former une nouvelle génération de combattants, la WNA organise le tournoi Ninjala. On y suit une poignée de jeunes recrues un peu paumées, surdouées ou carrément bizarres. Derrière l’ambiance flashy, une intrigue plus sombre se profile : disparition d’enfants, complots internes, expériences secrètes… C’est plus profond que ça en a l’air.

Personnages Principaux

La bande de héros est aussi éclectique que colorée.

  • Burton, un intello un peu rigide, ultra loyal à la WNA.
  • Berecca, génie scientifique, sarcastique, cache un lourd passé.
  • Ron, le bourrin au cœur tendre, toujours prêt à foncer dans le tas.
  • Van, le mystérieux, silencieux, limite flippant parfois.
  • Emma, rivale autoritaire, très compétitive.
  • Kappei, le petit nerveux qui compense par sa fougue.
  • Lucy, étrange mais attachante, très intuitive.
    Et puis il y a Gumchi, une sorte de mascotte gluante qui ne sert pas à grand-chose… sauf à détendre l’ambiance. Chacun a son moment, son style, son arc. Et tous, à leur manière, sont en train de chercher leur place.

Développement et Production

L’anime est produit par OLM (Pokémon, Inazuma Eleven…) — un studio qui sait gérer les licences jeunes publics avec un vrai sens du rythme et du spectacle. À la réalisation, Mamoru Kanbe, connu notamment pour Elfen Lied, ce qui est plutôt inattendu vu le ton plus léger de Ninjala.
Les épisodes sont courts, autour de 20 minutes, et diffusés initialement sur la chaîne YouTube officielle. Ça sent la promo de jeu, mais c’est fait avec assez de soin pour ne pas juste ressembler à une pub déguisée. L’animation est propre, fluide, les combats lisibles et fun. Les musiques claquent sans être envahissantes. Clairement, ce n’est pas un anime au rabais.

Thèmes et Ambiance

Sous ses airs de série flashy pour gamins, Ninjala aborde en douce des thèmes plus profonds. On y parle de héritage, de liberté, d’identité… et même d’expérimentation humaine (oui, sérieusement). Chaque personnage doit se positionner : suivre aveuglément les règles ou tracer sa propre voie.
Le ton, lui, reste léger : beaucoup d’action, de blagues visuelles, de rivalités bon enfant. Mais quand l’histoire se pose, elle sait devenir un peu plus sérieuse, plus pesante. C’est ce contraste qui rend le tout intéressant : tu passes d’un délire de ninjas qui volent avec du chewing-gum à des révélations franchement sombres sur ce que cache la WNA.
Visuellement, c’est un feu d’artifice. Les couleurs pètent, les effets explosent, chaque combat est un mini show. Parfait pour accrocher les plus jeunes, sans perdre les plus vieux qui cherchent un minimum de narration.

Réception et Impact

L’anime n’a pas fait un raz-de-marée, mais il a trouvé son public. Les fans du jeu apprécient d’avoir plus de contexte sur l’univers. Ceux qui tombent sur la série par hasard sont souvent surpris : ils s’attendent à un produit purement marketing, et découvrent un petit shōnen qui tient debout.
Les critiques, elles, saluent l’effort de world-building et la qualité de l’animation. Le seul vrai reproche qu’on retrouve souvent : certains épisodes sont un peu trop classiques, voire « remplissage ». Mais vu le format court et la cible, ça passe.
Sur les forums et réseaux, l’engagement est modeste mais fidèle. Pas de hype massive, mais une petite communauté qui suit, commente, partage. Et c’est souvent ce genre de base solide qui permet à une série de durer dans le temps.

Conclusion

Ninjala, c’est un anime qu’on attendait pas forcément… et qui mérite pourtant qu’on s’y attarde. Ce n’est pas juste une extension marketing du jeu : c’est une vraie série avec son univers, ses codes, ses moments de bravoure.
Si tu veux un anime rythmé, coloré, accessible mais pas complètement creux, jette un œil. Et si t’es joueur, lance-toi aussi dans le jeu. L’un nourrit l’autre, et ensemble, ça donne une belle expérience cross-média.

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